Emmanuel Berenz : Chef de Choeur

 

 

 

 

 

 

 

 Né à Metz, en Lorraine, Emmanuel Berenz a débuté la musique par l’étude de la clarinette auprès de Philippe Dorn avant d’apprendre l’orgue auprès de Pierre Farago et le chant auprès de Christa Bein, Jean-Daniel Senesi, Malcolm King et Doris Lamprecht.

Parallèlement à ses études de musicologie aux universités de Metz et Rennes II Haute-Bretagne, il suit les cours d’histoire de la musique et d’esthétique musicale au Conservatoire de Région de Paris et se perfectionne de manière autodidacte en écriture musicale et en composition.

D’abord organiste et chef de choeur à Paris, à la Chapelle Notre-Dame du Saint-Sacrement où il est chargé de la conception du nouvel orgue construit par Olivier Chevron, et enseignant-accompagnateur dans le cadre de l’Académie de chant choral de Sées, puis directeur artistique du Deutsch-Französischen Chor de Berlin, constitué de quatre-vingt choristes amateurs, il développe sa carrière musicale sur différents plans, en tant que chanteur lyrique (ténor léger) et chef de chœur et d’orchestre.

En 2016, il crée l’Ensemble Fons Vitæ, chœur de chambre constitué de dix chanteurs mêlant professionnels et amateurs, selon un principe qui lui est cher.

Après avoir dirigé le Deutsch-Französischen Chor de Berlin, la Fédération des Chœurs Franco-Allemands (CFA) et son fondateur, Bernard Lallement, l’introduisent et le recommandent comme chef de la Chorale Franco-Allemande de Paris, fonction qu’il occupe depuis décembre 2018.

Avec cet ensemble, il s’est produit récemment dans un programme de musique baroque du XVIIe siècle associant au Dies Iræ de Lully le cycle de cantates Membra Jesu Nostri de Dietrich Buxtehude et prépare actuellement des exécutions de La Création de Joseph Haydn en collaboration avec le Deutsch-Französischen de Bonn et sa chef Andrea Eich.

En tant que chanteur, il interprétera le role d’Énée dans Didon et Énée de Purcell en 2021 et participera à un spectacle musical autour des lieder et du compositeur Franz Schubert.

Parallèlement à sa pratique musicale, il a développé sa pratique théâtrale en suivant des cours et des ateliers, notamment le cours d’initiation aux techniques de l’École Internationale de Théâtre Jacques Lecoq à Paris ainsi que l’Atelier dirigé par le metteur en scène et pédagogue Jean-Daniel Senesi ayant abouti à la création collective « Chercheurs d’Arts ».

Cette pratique des différentes techniques théâtrales – mime, masques, clown théâtral auprès de Mylène Lormier, technique Meisner auprès de Ludovic Girard – a enrichi son travail vocal et choral, en l’ancrant dans les recherches corporelles et les jeux théâtraux au bénéfice de l’expressivité des chanteurs

À cela se sont ajoutées ses découvertes et sa pratique de la technique Alexander, auprès des professeurs Gilles Estran et Cécile Rist, ainsi que la Danse des Lettres-Azoth qui irriguent sa pensée et son travail.

Aimant enseigner et passionné par les enjeux de la pédagogie et les échanges avec les élèves dans le souci de capter et percevoir les facultés et mode privilégié d’apprentissage de chacun en même temps que les rêves en devenir à l’œuvre dans tout apprentissage, il enseigne également le chant en cours particuliers.

Magali Albertini : Pianiste accompagnatrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Née en 1983, d’origine corse, Magali Albertini étudie au Conservatoire de Nice, sa ville natale, où elle obtient un Premier Prix de piano dans la classe d’Odile Poisson, un Premier Prix de Musique de Chambre et un Premier Prix de Formation Musicale.

En 2003, elle est admise, à l’unanimité, au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en piano, dans la classe de Théodore Paraskivesko et Laurent Cabasso.

Parallèlement, elle y suit un cursus de musique de chambre dans la classe de Daria Hovora, se forme au répertoire du Lied et de la mélodie auprès de Jeff Cohen et intègre ensuite la classe d’Anne Lebozec et Emmanuel Olivier. Elle y obtient ses prix de piano et d’accompagnement vocal.

Tout au long de ses études, elle a pu travailler avec des personnalités musicales de renom comme Jacques Rouvier, Jean-Philippe Collard, Prisca Benoit, Marie-Jeanne Serero, Florent Boffard ou encore Bruno Rigutto auprès de qui elle se perfectionne.

Magali se produit en soliste et en musique de chambre dans de nombreux festivals en France et à l’étranger : festival Jeunes Talents, MITO Settembre Musica festival (Milan et Turin), les Concerts de Poche, les Moments Lyriques du Marais, festival de Wesserling, festival La Hague en musiques, festival Eva Ganizate, Centre International de la mélodie française Académie Francis Poulenc de Tours ou encore au festival de Fort-de-France

Parmi ses partenaires musicaux, le tubiste Thomas Leleu et la percussionniste Adélaïde Ferrière, le pianiste Olivier Cangelosi, le saxophoniste Matthieu Delage, les artistes lyriques Pauline Feracci, Lorrie Garcia, Koëlig Boché, Thibault de Damas ou encore Valentine Martinez.

Lauréate du Concours Musiques d’Ensemble 2010 organisé par la FNAPEC avec Eva Ganizate et Emmanuelle Monier, invitée à jouer avec l’Orchestre Régional de Cannes Provence Alpes Côte-d’Azur sous la direction de Nicolas Chalvin, Magali est aussi chef de chant pour différentes productions lyriques : la compagnie « Opéra du jour » au théâtre du Ranelagh, le festival des Nuits Lyriques de Gigondas et enfin accompagnatrice de Concours Internationaux de chant lyrique tel que le Concours International de Canari.

Pédagogue passionnée, elle est titulaire des Certificats d’Aptitude de professeur de piano et d’accompagnement et enseigne au Conservatoire à Rayonnement Départemental de l’Haÿ-les-roses ainsi qu’au Conservatoire W.A Mozart de Paris.

Gabriela Endlerova-Le Texier : Professeur de technique vocale

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le Conservatoire et l’Académie des Arts de Prague, Gabriela Endlerova-Le Texier poursuit ses études de violon à l’Ecole Supérieure de Musique de Dresde entre 2001 et 2006.
Ses premières expériences se partagent entre l’orchestre symphonique et les formations de chambre (trio, quatuor, orchestre de chambre).
Elle enregistre pour la Radio Tchèque (I. Stravinsky : « L’Histoire du Soldat »), se produit dans plusieurs festivals internationaux (Festival International de Musique de Kyoto, Printemps de Prague, …) et, de 2000 à 2002, est membre de l’Orchestre des Jeunes Gustav Mahler, avec lequel elle part en tournée sous la direction de Claudio Abbado, Pierre Boulez, Seiji Ozawa, Ivan Fischer et Franz Welzer Möst.
Elle collabore ensuite avec l’Orchestre de Chambre J. Suk, l’Orchestre de Chambre Talich de Prague et l’Orchestre de Chambre de Berlin.
De 2005 à 2007, elle est chef de pupitre des premiers violons de l’Orchestre Philharmonique de Lübeck. 

Gabriela Endlerova-Le Texier s’installe ensuite en France et décide en 2012 de se consacrer au chant, qu’elle étudie avec Malcolm King et, depuis 2017, également avec la mezzo-soprano Doris Lamprecht.
Elle interprète la musique sacrée baroque et renaissance au sein du groupe vocal Fons Vitae et se produit en récital dans le domaine de la mélodie et du lied, tout en se familiarisant avec le répertoire d’opéra français, italien, et allemand.

 

Cécile Rist : Professeur de technique Alexander

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comédienne, pédagogue et surtout metteure en scène, Cécile RIST a rencontré la technique Alexander il y a plus de vingt ans. Elle l’enseigne depuis 2012. Elle y a trouvé de fascinants outils de connaissance de soi par des chemins inhabituels et inédits. Ses mises en scène y gagnent en puissance, ses salles de travail en légèreté et sa vie quotidienne en structure et en douceur. Elle la transmet à des musiciens et des acteurs dans le cadre de la formation continue (AFDAS), ainsi qu’à des groupes de jeunes acteurs, danseurs, ou musiciens dans des conservatoires et écoles d’enseignement artistique. Elle est également régulièrement professeure invitée au South Bank Alexander Center de Londres, le centre de formation de professeurs de Technique Alexander (ATI) dirigé par Peter Nobes.

Dernièrement, elle monte avec sa compagnie « BordCadre », La Nuit juste avant les Forêts de Bernard-Marie Koltès, un texte brûlant et troublant d’actualité, joué au Lavoir Moderne Parisien, au festival d’Avignon et en tournée sur le territoire depuis lors. Pour cette même compagnie, elle écrit et prépare une comédie d’anticipation le Voisin du 48ème  qui sera créé en 2021. Depuis 2016 elle collabore également avec la compagnie francilienne « les Chants de lame » et l’autrice Natalie Rafal, pour laquelle elle a monté le spectacle jeune-public les Mots qui tombent du ciel et prépare la mise en scène de sa dernière œuvre Il y a une Fille dans mon arbre, un spectacle cirque/théâtre qui sera créé en décembre 2020 prochain à Saint-Maurice et tourné en Île de France sur la saison 20/21.

Retour rapide : D’abord comédienne amoureuse des mots, Cécile Rist s’était trouvée dépourvue lorsqu’elle découvrit que ce qui réellement l’émouvait au théâtre résidait dans la poétique des corps. Inspirée par Jean-Claude Cotillard, son professeur à l’ESAD, par les spectacles d’Eric Lacascade et de Declan Donnellan, puis par le travail ludique des archétypes de John Wright (spécialiste du physical theater en Angleterre), elle a agrémenté sa formation de séjours en Angleterre, à la London International School of Acting, puis auprès de John Wright, en Italie, au Workcenter Jerzy Grotowsky de Pontedera, et jusqu’au bords du lac Baïkal pour  orienter résolument son parcours vers un théâtre physique, ludique, direct, souvent burlesque, et toujours visuel. En 2002, avec Guillaume Tobo, son partenaire artistique de toujours, elle crée la compagnie BordCadre. Pendant ces jeunes années elle a la joie de jouer de très grands rôles notamment la Fiancée de Noces de Sang et Célimène du Misanthrope.

En 2005, elle découvre par hasard la mise en scène qui lui parait un endroit d’expression plus puissant encore que le jeu. En résidence à Avion dans le Pas de Calais de 2006 à 2009 elle enchaîne les mises en scène, le Legs et la Fausse Suivante de Marivaux, l’Amant de Pinter en passant par deux de ses propres textes Il n’était qu’une fois et ConnectiC. Elle défend une exigence artistique affutée jumelée à une lisibilité directe et immédiate. BordCadre bénéficie alors régulièrement du soutien de la DRAC Nord/Pas-de-Calais, de la région, du département, de l’ADAMI et du British Council. En 2011, elle crée Tailleur pour Dames de Feydeau, toujours au sein de BordCadre. Les années qui suivent, Cécile décide de faire un pas de côté et s’amuser à des formes plus atypiques et expérimentales, des petits classiques « sur canapé » en théâtre d’appartement comme Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée de Musset et le Bel Indifférent de Cocteau, ou la conception de l’entresort Ceci n’est pas un PIPE-SHOW et la série théâtrale Lignes de fuite. C’est à cette époque qu’elle commence à enseigner la Technique Alexander et à partager ses outils fascinants.

Tout au long de son parcours, et quels que soient ses tournants, elle s’intéresse aux relations entre les êtres et à la texture de celles-ci, comment les raconter, les rendre tangibles, apparentes dans l’espace. Pour parler de son activité de mise en scène, elle dit dessiner l’espace avec les corps. Les outils Alexander lui ont permis d’affûter ses crayons.

Matthieu Gaudeau : Professeur de technique Alexander

 

 

 

 

 

 

 

 

Diplômé du Conservatoire national de Région de Bordeaux en 1996, Matthieu Gaudeau développe à cette époque une passion pour le mouvement qui va orienter son approche de la scène (parmi ses rencontres marquantes, Michel Cerda, Francine Berger, Dima Vezzani…). Il poursuit sa formation à la scène nationale de Toulouse dans l’atelier volant sous la direction Jacques Rosner.

Il est interprète de 1996 à 2015 comme comédien et danseur dans des compagnies de spectacles vivants (entre autre Carré blanc Cie, Cie Apsaras, Cie Flagrants désirs, Cie du Morse, Cie la nuit Venue, groupe Anamorphose, Théâtre Action, Théâtre de la gouttière…) et approfondit sa pratique de la danse au travers du contact-improvisation.

Entre 2004 et 2007, il codirige le collectif « La Gouttière » au sein duquel, il développe un travail de danse-théâtre performatif.

L’approche du mouvement et de la coordination humaine devient centrale dans son parcours. Il se forme à la technique Alexander à partir de 2011 et en plus d’un travail d’accompagnement individuel en Technique Alexander, il commence à enseigner le Contact Improvisation à Paris et dans des festivals internationaux (France, Allemagne, Turquie, Israël), en développant une approche centrée sur l’inhibition cognitive et l’attention partagée.

Matthieu Gaudeau accompagne par le mouvement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, Parkinson et Ehlers Danlos (anomalie du tissu conjonctif.) Ce qui modifie profondément sa vision. Comment passer de la notion de mouvement à celui de geste ? Comment trouver un support dans un «corps» tissé à l’environnement de façon physique et affective ? Afin de placer le geste dans la présence et non la présence dans le geste.

Depuis 2014, il participe au projet ICI et ICrEA (projet CNRS danse et neurosciences); membre fondateur il y développe des protocoles expérimentaux autour de l’attention et de l’attention conjointe.

Depuis 2015, il participe à la création d’un groupe de recherche en pratiques somatiques et philosophie, F.A.R (Feldenkrais, Alexander, Rolfing) avec Marta Lucci, Asaf Bachrach, Romain Bigé, qui questionne les particularités et les conditions d’articulation des différentes approches.